Haramiste de A. Desrosières : la sujétion de la femme arabe comme norme de sa représentation

Chronique art de la semaine. Haramiste : Le titre seul de ce court métrage mériterait d’être soumis à un sondage : qui a déjà entendu un tel barbarisme ? Mélange de français et d’arabe, ce néologisme désigne l’acteur d’un pêché qui se retrouve alors pointé du doigt en tant qu’ Haramiste (pécheur). Assurément, le terme seul campe le contexte et le cadre fermement: la banlieue du sous prolétariat immigrationniste.
Le terme est évidemment décliné dans son genre féminin par Antoine Desrosières qui souhaite aborder la question de la sexualié en islam et de la virginité chez les jeunes femmes, question qui se veut évidemment lourde et « taboue ». L’intérêt du film s’en trouve d’emblée réhaussé, à classer parmi les films qui « questionnent », qui « dénoncent » et qui « dérangent ».

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