Grève et manifestation infirmières ce jeudi 1er octobre

Des revendications variées pour une même colère :

Les différentes organisations dénoncent le manque de moyens et les suppressions de postes qui font suite à l’injonction à 3 milliards d’euros d’économies en trois ans dans le secteur de la santé. La demande d’un moratoire sur les fermetures de lits souligne la gravité de la situation. Les organisations dénoncent également l’ »hôstérité » et les Groupements hospitaliers de territoire (GHT), qui imposeront des regroupements forcés d’établissements avec à la clé des suppressions de services et de postes.

Les revalorisations salariales sont également une demande forte, face au gel du point d’indice depuis 5 ans, au non-respect des protocoles locaux sur les 35h, et à la remise en cause des jours de RTT.

Les suppressions de postes mettent en danger les patient-e-s. DR ©

L’enjeu des formations

Le Syndicat national des professionnels infirmiers (SNPI) réclame « la création d’une spécialisation en santé mentale après une formation en Master », et la « reconnaissance en Master des formations IBODE, puériculture et cadre infirmier ». La spécialisation en santé mentale est en effet un besoin depuis la disparition du diplôme d’infirmières psychiatriques en 1992.

« A l’âge de la retraite, une infirmière a en moyenne 7 ans d’espérance de vie en moins par rapport à la moyenne des femmes en France »

La  Coordination nationale infirmière (CNI) met quant à elle en avant « la reconnaissance de l’expertise paramédicale en toute autonomie, à travers un master en pratiques avancées« .

La pénibilité, une réalité chiffrée :

Le SNPI CFE-CGC, syndicat des infirmières salariées, rappelle que « La pénibilité de l’exercice est un fait objectif attesté par de nombreux indicateurs CNRACL :

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Une infirmière sur cinq part à la retraite avec un taux d’invalidité reconnu.

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Les infirmières retraitées meurent à 78 ans au lieu de 85 ans pour les femmes françaises : à l’âge de la retraite, une infirmière a en moyenne 7 ans d’espérance de vie en moins par rapport à la moyenne des femmes en France. »

Le syndicat appelle donc à la reconnaissance de la pénibilité avec un départ anticipé à la retraite.