Zofingue, tu schlingues

Déclencheur : agressions physiques

C’est un discours à la main et une banderole « Stop au sexisme. Zofingue, tu schlingues. » qu’iels ont interrompu la pièce « La Barbe ». Sur la vidéo, nous les voyons s’avancer vers la scène et entamer les deux premières phrases avant d’assister à une altercation violente entre l’association et les militantEs. Avant même d’avoir pu lire plus de deux phrases, iels se sont fait remuer sur la scène et agresser (immobilisation dans la cage d’escalier, strangulation). SilenciéEs et violentéEs, nous partageons ici leur lutte et leur cri de colère.

Le discours présente Zofingue sous son vrai jour. Alors que sa devise est Patriae, Amicitiae, Litteris (Patrie, Amitié, Sciences), læ narratRICeur la remet à jour avec : Xénophobie, Patriarcat, Classisme. En effet, non seulement leurs pièces de théâtre se ponctuent d’actes sexistes et racistes mais cette association n’autorise pas les femmes à y entrer. Pour justifier cette non-mixité, l’avocat de Zofingue (ancien membre) fait l’analogie avec les chœurs composés uniquement de femmes. C’est alors que læ narratRICeur explique la différence de « la non-mixité comme revendication des oppriméEs pour s’opposer à une domination » et de « la non-mixité pour garder des privilèges et perpétuer des discriminations millénaires. » Ajoutons cet article de Les mots sont importants, La non-mixité : une nécessité politique, qui approfondit ce sujet.

L’humour oppressif y est aussi abordé. Iel souligne que nous rions toujours des mêmes : des minorités et « qu’on peut rire de tout » excepté des dominants. Profitons de cela pour citer l’article de Egalitariste, L’humour pour les nuls : « Les gens veulent rire de tout donc, et craignent pour leur droit à continuer de dire « oogah boogah » devant un noir quand on dénonce leur humour intolérant. Alors pour commencer, j’aimerais rappeler un détail simple : on ne cherche pas à vous empêcher d’être intolérant, légalement parlant. Je vous en prie, soyez-le. Vous êtes libres de l’être. C’est la loi qui le dit. Cette loi qui a été façonnée par une majorité d’hommes blancs cis et hétéros aisés, soit dit en passant. Vous êtes libres d’être des imbéciles irrespectueux qui perpétuent l’oppression. « 

C’est par un cri de guerre que se clôt cette déclaration. Iels affirment que tant que ces discriminations existeront, il y aura toujours quelqu’un pour les dénoncer et les combattre.

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