A toi

 

 

© GB

A toi, toi mon amie, qui ressent du chagrin

Ressent de la honte, de la culpabilité,

Toi mon amante, accusant la virilité

De nous priver, toi et moi, d’heureux lendemains,

 

A toi, toi ma mère, qui écoute et puis se tait

Subit sans faire subir, pleure mais console,

A toi ma fille, qui voudrait prendre son envol

Mais craint le monde des hommes et l’adversité,

 

A toi ma sœur, ma femme, à toi ma partenaire

Qui ne rêve que de se révéler au monde

D’obtenir sa part de lumière et sa part d’ombre

 

Toi qui te crois sans avenir et sans espoir,

Pour que tu vives librement, je te le dis :

Si tu n’as pas la force de crier, écris.

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