Ma chair endométriose…

Qu’est ce que l’endométriose ?

Comme son nom l’indique,c’est une maladie de l’endomètre. Celui-ci se développe dans d’autres organes que l’utérus, comme : les ovaires, les trompes et parfois les intestins ou la vessie. Ce mal ne touche donc que des femmes. Une sur dix (dont la moitié n’est même pas au courant) est malade.

Les symptômes sont de très fortes douleurs dans l’utérus et les ovaires, mais aussi le dos, les cuisses, et la tête (migraines). Chez certaines femmes, on constate également des saignements très abondants et parfois même une infertilité.

Mon entourage face à la situation

Ma maladie, peu de personnes la comprennent. On m’a souvent balancé au visage des réfléxions sur mes « maux imaginaires » quelques temps avant le diagnostic de cette maladie. C’était il y a trois ans. « C’est dans ta tête ! », « Tu vas voir ça va passer avec le temps, toutes les femmes sont déréglée au début », « T’as encore mal au ventre ? Oh t’es chiante ! », « T’avais dit qu’on sortirait ! T’as toujours quelque chose de toute façon ! »

J’ai attendu trois ans avant d’aller consulter (seule) une gynécologue dans un planning familial. Elle ne m’a pas ausculté mais a tout de même pris le temps de m’écouter. C’était déjà pas mal. Le fait d’y aller seule n’a pas été facile. Le manque de soutien est très dur psychologiquement.

Crédits © Esther Simpson / Flickr

Les hommes qui m’entourent et ceux que j’ai pu rencontrer n’ont pas toujours compris. Ils ont parfois été désobligeants et irrespectueux. Ils n’ont pas leurs règles et encore moins cette maladie exclusivement féminine. Ils n’ont pas cherché à écouter et encore moins à comprendre.

Je me suis posé une multitude de questions sur moi-même : Est-ce que j’exagère ? Suis-je capricieuse ? Est-ce que je fais exprès d’être fatiguée, d’avoir mal ? Peut-être qu’ils ont raison, que c’est dans ma tête ? NON !

Ce n’est pas à moi de me poser des questions

Ces questions sont juste néfastes et ne devraient même pas se développer dans notre esprit. Je suis malade, je souffre et je manque de soutien. Ce n’est pas à moi de me poser des questions, mais à eux.

La douleur que les gens expriment autour de vous n’est pas forcément la votre. Il n’y a pas de normes. La douleur ne doit pas être calquée sur l’expérience qu’on en a, mais sur la façon dont elle est exprimée par la personne qui la ressent.

Ce qui m’a facilité la vie

Ma tante qui m’a emmené chez un bon gynécologue qui a pris le temps de faire les bons examens et qui a enfin mis un nom sur mon mal. Les témoignages que j’ai pu lire ou entendre dans certaines émissions de santé, qui m’ont aidé à me sentir moins seule face à cette situation.

La Ménopause artificielle (enantone) qui fonctionne bien mais comporte des effets secondaires forts comme : la prise de poids, les bouffées de chaleurs, le dérèglement hormonal (oui je parle de l’humeur à chier) mais elle aide à la réduction des tissus qui forment l’endomètre. Et bien sûr mon alliée de toujours : ma superbe bouillotte.

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