FIFF 2017: des courts-métrages de réalisatrices du monde entier

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Des courts du monde entier sont en compétition au Festival international des films de femmes de Créteil jusqu’au samedi 18 mars 2017, jour de proclamation des résultats avant une projection du palmarès le dimanche 19 mars 2017.

4 courts-métrages ont particulièrement retenu notre attention : Noyade interdite de Mélanie Laleu qui sera projeté vendredi 17 mars 2017 à 21H dans la grande salle de la Maison des arts de Créteil, A night in Tokoriki de Roxana Stroe, The Puppet man de Jacqueline Castel et 8 minutes de Dovile Sarutyte.

Noyade interdite, Mélanie Laleu

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Une sirène de peep show croise la route d’un recordman d’apnée dans une fontaine à vœux. Si les vœux coûtent une pièce, comme chaque activité, chaque service de la vie quotidienne, la noyade elle, est interdite. Tous deux galèrent et trouvent chacun-e dans leur activité un moyen de gagner les pièces nécessaires à la survie.

Une scène qui peut faire penser à une mini parodie de Paris, Texas rapproche les deux mendiant-e-s de cet univers décalé. Il y a de l’ironie dans chaque parole, des répliques cinglantes, une lumière surnéonisée assumée et des effets sonores marqués qui amènent cette comédie jusqu’à une certaine fantaisie. Ce film est assez original et drôle bien qu’on ne puisse s’empêcher de penser à plusieurs autres films “dans l’air du temps” qui ont déjà fait leurs preuves…

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A night in Tokoriki, Roxana Stroe

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Une fille fête ses 18 ans avec tous ses potes. Une rivalité entre son mec actuel et un autre invité s’installe en plein dancefloor. Un DJ édenté, des danseurs peu adroits tournent en dérision cette fête aux allures de “grosse ambiance”. Si la chorégraphie des mouvements paraît trop mise en scène, l’utilisation récurrente et curieuse des regards caméra aide davantage le comique de la situation. C’est un court amusant, bien construit avec une chute finale que vous aurez peut-être pressenti…

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The Puppet Man, Jacqueline Castel

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Une bande de potes se pose dans un bar. Ils rient, ils se draguent, ils chahutent le barman qui accepte de prolonger l’ouverture et ils boivent. Un barman ?…. Cette silhouette… enfumée ? …un tueur ! Filtres rouges et bleus à gogo, musique à fond, bienvenue dans les années 80… ou presque. Ce court est un hommage total aux films d’horreur de cette époque et en particulier à John Carpenter qui fait un remarquable caméo et prête également ses talents de compositeur à la réalisatrice Jacqueline Castel. Vous l’aurez compris, ce film peut faire sourire les inconditionnels du réalisateur de Prince des ténèbres comme les amateurs du genre mais prend le risque de mettre à l’écart les autres sans proposer quelque chose de neuf…

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8 minutes, Dovile Sarutyte

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Que faire quand il pleut des cordes pendant des jours et des nuits et qu’on a que quelques pièces dans sa poche ? La protagoniste de ce court a trouvé la solution : 8 minutes dans un centre de bronzage. Le temps de chauffer un peu, elle s’évade, elle voyage bien loin de là d’où elle vient. Les couleurs vives des lumières du centre de bronzage s’annulent dans un écran blanc total qui permet de profiter pleinement d’une bande-son paisible et aquatique. Le dernier plan est particulièrement soigné : un lent travelling arrière qui sort du centre de bronzage et permet de voir la jeune femme bronzer à travers une vitre et un rideau de pluie. La réalisatrice, habituée des temps pluvieux, a souhaité transformer ce qui était réservé au monde superficiel de la beauté en une invitation au voyage.

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Cette sélection diversifiée montre le goût des réalisatrices pour l’exploration et le mélange des genres. Leurs films proposent des choix affirmés en matière de lumière, des envies d’effets sonores, cherchent surtout à marquer les esprits en développant des imaginaires singuliers tout en se réappropriant parfois des genres trop longtemps monopolisés par les réalisateurs.

Après cette sélection de courts-métrages, on vous rappelle nos coups de coeur côté longs : Lipstick under my burkha d’Alankrita Shrivastava et Sami blood d’Amanda Kernell (article à venir…). On a également découvert en avant-première Mate-me por favor un teen movie gore Lynchéen d’Anita Rocha da Silveira maintenant sur nos écrans dont vous entendrez bientôt parler…

Le FIFF ça n’est pas encore fini ! Vous pourrez (re)voir aujourd’hui vendredi 17 mars 2017 le film sensible de Julie Lopes Curval Le Beau Monde (16H30, La Lucarne), ou l’étonnant documentaire A la recherche de Vivian Maier de John Maloof et Charlie Siskell (18H30, La Lucarne) avant Noyade interdite qui sera projeté avec le long métrage Clair obscur de Yeṣim Ustağlu (21H, MAC grande salle). Samedi 18 réserve encore quelques surprises pour tous les goûts (A bas bruit, Jamais contente, une sélection de 5 courts métrages féministes et queer…) avant la soirée de clôture qui projettera Born in flames suivi d’un DJ set par Les femmes s’en mêlent. Le dimanche 19, vous pourrez (re)voir tous les films en compétition qui auront été primés et désignés comme Lauréats du FIFF 2017.

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