Depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle le Hamas opérait un attentat contre Israël, qui perpétue depuis un génocide en Palestine, il ne se passe pas une journée sans que des images effroyables nous parviennent de civils bombardé-e-s. Des dizaines de milliers de Palestinien-nes sont mort-e-s, dont de nombreux enfants. La communauté internationale s’alarme mais reste attentiste. Les médias se désintéressent petit à petit à l’image de la Une bilan 2024 de Libération, d’où la Palestine est absente. Mais d’autres voix continuent de s’élever et d’agir, en particulier les féministes.
Bye Bye Tibériade de Lina Soualem, un film intime et percutant qui revient sur les souvenirs heureux et moins heureux de quatre générations de femmes palestiniennes. On l’a vu pour vous et on vous dit sans plus attendre tout le bien qu’on en pense.
Il n’y a aucune ambiguïté de la part des féministes : nous croyons toutes les victimes et nous sommes les premières à dénoncer TOUTES les violences masculines faites aux femmes, où qu’elles soient et d’où qu’elles viennent, contrairement au gouvernement qui lui soutient les agresseurs et ne lutte pas contre les violences de genre – et ça sans ambiguïté non plus.
La situation de Gaza vu par 13 femmes, c’est ce que proposent les frères Tarzan et Arab Nasser, réalisateurs palestiniens, expatriés, en filmant le portrait satirique d’une société sous oppression ennemie permanente. Bien que les répliques cinglantes et drôles des personnages arrivent sporadiquement à effacer les tensions, il n’en reste pas moins que le film critique fortement l’aspect régressif et absurde d’un conflit sans fin et sans nom, qui n’est qu’une surenchère de violence et de souffrance.