La psychophobie est une discrimination et une oppression à l’encontre de toute personne supposée avoir des troubles mentaux. Quotidienne, latente et difficile à qualifier, la psychophobie prend une tout autre ampleur dans le cadre du travail où elle peut amener au harcèlement, voire au licenciement.
Les femmes musulmanes qui ont fait le choix de porter un voile, s’exposent à d’importantes difficultés discriminatoires pour leur accès à l’emploi, mais aussi pour l’exercer sereinement. Certaines femmes font le choix – contraint – d’enlever leur voile pour travailler, mais en souffrent quotidiennement.
Depuis dix ans, le nombre d’accidents du travail augmente sensiblement en France, selon l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact). D’un côté, ceux touchant les hommes se stabilisent. De l’autre, de plus en plus de femmes sont victimes d’accidents de travail, particulièrement dans les activités du « prendre soin » (care). D’où l’urgence et la nécessité de prendre en compte le genre dans les politiques de prévention des risques.
Avant d’interviewer Marie Dasylva, nous avons dévoré, annoté et décortiqué son livre, Survivre au taf. Un outil salvateur pour toutes les personnes victimes de discriminations. Si la violence du monde du travail touche davantage les personnes racisées, elle est encore plus présente pour les personnes à la croisée de la race, du validisme, de la grossophobie, du classisme, etc.
L’enquête que nous avons menée sur les victimes de discriminations au travail établit un premier constat frappant : tous les secteurs et tous les milieux sont touchés. Les profils des répondant-e-s varient par leur profession, leur âge, leur salaire, ou bien leur localisation géographique. Une centaine de personnes nous ont confié avoir vécu des discriminations au travail. Pourtant, seulement la moitié ont essayé d’alerter ou de dénoncer la situation.