Pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, l’université de La Rochelle a organisé un café-débat sur le féminisme et ses expressions à travers l’art qui fait écho à la 9ème édition du festival Des elles à La Rochelle. Un festival qui s’empare de la ville tout le long du mois de mars, pour mettre en avant les femmes à travers de nombreuses expositions, des débats, des rencontres, des ateliers…
Qu’est-ce que le féminisme intersectionnel ? Pourquoi est-il nécessaire ? Comment le mettre en œuvre ? Ce sont les trois grands axes développés dans ce texte, traduit d’un article initialement paru sur EverydayFeminism.com, un site créé en 2012 aux États-Unis se présentant comme une « plateforme de libération sociale et personnelle ».
Depuis février 2017, Matilda, une plateforme numérique soutenue par le Ministère de l’Education Nationale, permet aux profs et à leurs élèves de traiter de la question de l’égalité filles-garçons par le biais de la vidéo au travers de toutes les disciplines.
Payetafac est un nouveau Tumblr créé par des étudiant-e-s sur le modèle de Payetaschnek un recueil de témoignages sur le harcèlement de rue lancé en 2012. Les universités et les grandes écoles, lieux censés représenter l’épanouissement intellectuel, sortent doucement d’une quarantaine liée à un machisme suraigu. Après la prise de conscience de cette épidémie pourtant bien ancienne, la bête sort de l’ombre pour envahir nos réseaux.
Une interdiction qui interroge en Iran : pourquoi les femmes ne peuvent-elles pas chanter devant un public mixte ? Comment réussir dans ce contexte à organiser réconcilier les institutions et les voix féminines en quête de productions scéniques ? Ce sont à ces questions que Ayat et Sara Najafi ont tenté de répondre dans « No land’s song », en mettant en scène le combat mené par quelques femmes pour monter un spectacle allant à l’encontre des lois. Un parcours de combattantes, pour retrouver tout un pan de la culture iranienne jusque-là oubliée !
Si le festival hongrois Sziget essaie d’être un événement des différences et de l’égalité, il n’en reste pas moins un lieu où la femme est reléguée au rang d’objet. Un paradoxe qui déçoit.
« N’en parlons plus », est une pièce de Sabine Bail qui interroge l’histoire du grand personnage qu’était Olympe de Gouges. La scène est sobre, sans encombrement. Une comédienne, Sarah (Carine Lefort), face à son miroir questionne son personnage pour mieux l’incarner : mais qui étais-tu réellement Olympe ? Encore trop peu connue du public, Eline De Lorenzi tente de lui redonner vie et parole sur scène à travers un dialogue entre deux femmes, afin de rétablir quelques vérités…
« La Saison des femmes », de Leena Yadav signe une fable sociale traditionnelle façon Bollywood en exécutant le portrait de femmes en mal de vivre dans un petit village isolé de l’état du Gujarat en Inde, perdu en plein désert aride. De ce vide désolant naît au fond de chacune des héroïnes de ce film une idée : celle de leur liberté. A ce titre, elles prennent chacune le pouvoir sur leur propre vie…
La situation de Gaza vu par 13 femmes, c’est ce que proposent les frères Tarzan et Arab Nasser, réalisateurs palestiniens, expatriés, en filmant le portrait satirique d’une société sous oppression ennemie permanente. Bien que les répliques cinglantes et drôles des personnages arrivent sporadiquement à effacer les tensions, il n’en reste pas moins que le film critique fortement l’aspect régressif et absurde d’un conflit sans fin et sans nom, qui n’est qu’une surenchère de violence et de souffrance.
Le DVD du film « Victoria » de Sebastian Schipper, diffusé au festival de Berlin et au TIFF (Festival de Toront0), est sorti en décembre 2015 en France. Ce film allemand étonnant par sa technicité – une seule prise de 2h10- est une suite de péripéties vécues au plus près de son héroïne. Pendant toute la durée du film, Victoria, c’est nous.