Avant d’interviewer Marie Dasylva, nous avons dévoré, annoté et décortiqué son livre, Survivre au taf. Un outil salvateur pour toutes les personnes victimes de discriminations. Si la violence du monde du travail touche davantage les personnes racisées, elle est encore plus présente pour les personnes à la croisée de la race, du validisme, de la grossophobie, du classisme, etc.
L’enquête que nous avons menée sur les victimes de discriminations au travail établit un premier constat frappant : tous les secteurs et tous les milieux sont touchés. Les profils des répondant-e-s varient par leur profession, leur âge, leur salaire, ou bien leur localisation géographique. Une centaine de personnes nous ont confié avoir vécu des discriminations au travail. Pourtant, seulement la moitié ont essayé d’alerter ou de dénoncer la situation.
Dans le cadre d’un sujet pour notre revue papier n°4, l’association féministe Les Ourses à plumes réalise une enquête pour récolter vos témoignages concernant les discriminations au travail. La restitution de ces informations se fera notamment avec des graphiques, d’où certaines questions pour établir des données chiffrées et précises.
On a lu pour vous le livre « De chair et de fer, Vivre et lutter dans une société validiste » (aux éditions La Découverte), écrit par la docteure en philosophie Charlotte Puiseux, elle-même concernée par cette discrimination. Rédactrice pour Les Ourses à plumes depuis notre création, elle fait également partie du collectif féministe Les Dévalideuses.
Discrimination physique à l’embauche, pressions et insultes quotidiennes au travail… Les gros·ses doivent souvent encaisser les clichés négatifs qui les empêchent d’évoluer dans un milieu safe.
Gabrielle Deydier nous raconte « la grossophobie au quotidien » dans son livre « On ne naît pas grosse ». Violences médicales, discrimination au travail, ou encore sexisme, son ouvrage nous livre son expérience personnelle tout en se voulant être une enquête. Interview avec l’auteure.
Le film Sámi Blood (Sameblod) d’Amanda Kernell a remporté le Prix du public pour le meilleur long-métrage de fiction au 39ème FIFF de Créteil. Ce film nous a tout de suite paru important car il dénonce un fait encore assez tabou en Scandinavie : le racisme anti Sames dans les années 1930. Armanda Kernell a choisi une héroïne de 14 ans pour incarner ce combat singulier entre l’acceptation de ses origines Sames, peuple d’éleveu-r-se-s de rennes, et la volonté de faire des études qui a eu lieu dans de nombreuses familles.
Les Ourses à plumes ont testé pour vous le pisse-debout « Go Girl ». L’occasion de revenir sur un sujet encore tabou : qui a le droit d’uriner, où et comment ? Une thématique plus complexe qu’il n’y parait…